De bonnes nouvelles de ma santé

Résumé des épisodes précédents :

J’ai fait un infarctus du myocarde en juillet et le traitement a réveillé des douleurs au ventre qui m’ont empêché de me reposer tout l’été et ont ajouté de la fatigue à la fatigue.

Cette semaine, j’ai eu la « grande chance » de passer (subir) une fibroscopie mardi  pour essayer de diagnostiquer une cause à mes douleurs et mercredi, je suis retourné au CHU de Caen pour la pose d’un second stent.

Les nouvelles sont bonnes !

La fibroscopie n’a révélé aucune hernie, aucun ulcère. Il reste néanmoins quelques soucis d’acidité que des médicaments dits « IPP » devront gérer.

Quant au second stent : le chirurgien, après consultation du Professeur et chef de service, a renoncé au dernier moment à le poser. Il semblerait que l’artère se soit bien remise de l’infarctus, qu’elle réagisse bien au traitement et qu’il ne soit donc plus nécessaire d’y mettre un ressort pour lui redonner du volume.

Deux bonnes nouvelles en 48h mais ce ne fut pas une partie de plaisir !

Je sentais bien dans le regard de ma maman et dans celui de toutes les personnes qui ont déjà vécu cet examen, qu’on ne me disait pas tout. Alors pour tous ceux qui un jour devront « subir » une fibroscopie : « Vous allez passer un mauvais quart d’heure et vous vous sentirez comme une oie qu’on gave« .

Rien que d’écrire ces quelques lignes, j’en ai encore la chair de poule. Et même si on oublie un peu sa dignité à l’hôpital (il faut dire que les blouses, les charlottes sur la tête, les perfs… nous y aident bien), je crois que là, j’ai atteint le summum ! Je m’entends encore geindre entre deux hauts-le-coeur, pour finir, tenez-vous bien, par un bon vieux rototo. La grande classe !

Je remercie encore la docteure qui a été très rassurante tout au long de l’examen et qui m’a même dit que je n’avais pas à m’excuser puis qui m’a encouragé à « roter » pour me soulager !

Pour l’opération du coeur, là aussi, j’en garde un drôle de souvenir. Un quart d’heure après ma prise en charge par l’infirmière, pour me préparer à aller au bloc, j’ai fait un malaise d’une grosse dizaine de minutes d’après les témoins.

Certes, je suis probablement une « petite nature », mais j’ai quelques circonstances atténuantes. Je venais d’enchainer deux réveils très matinaux pour me rendre le mardi à Avranches et le mercredi à Caen. Grosso modo, ces deux villes sont à une centaine de kilomètres de chez moi. À cela, si on ajoute l’émotion de ce gros tube au fond de ma gorge et l’appréhension de l’opération cardiaque, il ne manquait plus grand chose pour que je tourne de l’oeil. Et bien la goute de sang qui a fait déborder la perf, c’est quand l’infirmière a du s’y reprendre à deux fois pour me piquer. Bref ! J’ai eu chaud, j’ai vu des étoiles et je suis parti dans un rêve dont je n’ai aucun souvenir mais je me souviens que je me suis réveillé apaisé, mais trempé comme une soupe.

 

Le programme de la semaine :

Lundi : osthéopathe
Mardi : laboratoire d’analyse
À partir de mercredi : début de la rééducation cardiaque en internat (sûr que j’en reparlai !)