Alors que tout commençait à aller mieux : moins de feux d’artifice sous ma poitrine, une reprise d’activités (certes légères) avec mes proches, me voici maintenant confronté à des douleurs au ventre.
Le retour des maux de ventre
Depuis un an, j’ai épisodiquement des douleurs au ventre. J’avais consulté mon médecin qui m’avait prescrit quelques médocs et une échographie abdominale qui n’avait rien révélé.
Globalement, les douleurs avaient disparu à l’exception de quelques nuits, qui suivaient toutes de bons gros repas soit gras (raclette par exemple ou soit bien arrosés : apéros, vins, digestifs – tout au pluriel, vous avez remarqué !).
Je m’étais donc fait à cette idée : « Si tu as mal au ventre et que tu ne trouves pas le sommeil, tu ne peux que t’en vouloir. La prochaine fois, tu ne te resserviras pas une deuxième ou une troisième fois »
Autant dire qu’avec l’alimentation que j’ai depuis l’infarctus, je pensais bien être à l’abri de nouvelles douleurs abdominales nocturnes. Que neni ! Elles sont de retour !
Non seulement, ces douleurs me réveillent la nuit, mais la durée des « crises » est plus longue qu’avant (entre 6 ou 7 heures sans aucune interruption). J’ai quand même le sentiment quel le sort s’acharne : l’infarctus m’a mis dans un état de fatigue que je n’ai jamais connu et maintenant je n’ai même plus la possibilité de dormir et de recharger les batteries à cause de ces maux de ventre.
De plus, la proximité entre le haut de l’estomac, l’oesophage et le coeur me fait progressivement devenir parano : « Est-ce bien une douleur à l’estomac ? Ça ne ressemblerait pas aux premières douleurs que tu as ressenties lors de la crise cardiaque ?…«
Ce soir du 7 août, alors que je pensais intérieurement que c’était mon premier « Mois-iversaire » de malade cardiaque, j’ai été pris d’une douleur au ventre dès la fin du dessert. Une grande première ; jusque-là mon corps m’avait toujours offert 2 à 3 heures de sommeil en début de nuit avant de siffler la fin du repos et le début des hostilités.
Ç’en était TROP ! Deux nuits de suite à ne quasiment pas dormir, alors que je n’en peux plus et maintenant mon ventre me déclare la guerre. J’ai craqué et me suis enfermé quelques minutes pour m’énerver et parallèlement, essayer de trouver une position qui pourrait me soulager.
De retour dans le salon, ma famille m’a retrouvé en nage et le teint livide.
Et si je retournais à l’hôpital !
Emilie (ma femme) a de nouveau pris la situation en main. Elle m’a proposé d’appeler le Samu pour avoir leur avis. Selon le médecin, les douleurs que je décrivais n’étaient pas en lien avec l’infarctus, mais qu’il serait plus prudent d’aller faire un électrocardiogramme et de profiter d’être à l’hôpital pour commencer l’investigation pour les maux de ventre.
Je suis arrivé à 22h au service des urgences de Granville. À l’énoncé des symptômes et surtout de mon passé très récent, j’ai été admis immédiatement et branché de partout pour contrôler le coeur. Rien à signaler, heureusement !
Quant à l’investigation autour des mes douleurs au ventre, elle n’a pu déboucher qu’à des hypothèses de diagnostique car pour faciliter la tâche des médecins, les douleurs avaient cessé (elles reprendront au cours de la nuit). Selon l’urgentiste, il pourrait s’agir d’une hernie hiatale. Seule une fibroscopie pourra le confirmer mais ce ne sera pas avant ma prochaine opération cardiaque.
Je suis ressorti le lendemain matin avec un nouveau médicament. Il est fort probable que l’un des traitements pour le coeur accentue mes douleurs à l’estomac.
Avec ce nouveau médicament, je vais enfin dire adieu à ces maux ; c’est ce que je croyais
Je suis ressorti de l’hôpital, fatigué mais confiant car je disposais dorénavant d’un médicament qui me soulagerait. En fait, pas vraiment, deux nuits plus tard, me voilà de nouveau réveillé à 1h30 du matin.
À force de tourner dans tous les sens dans le lit, j’ai décidé de descendre dans le salon et de m’installer dans le canapé (mon fidèle compagnon). En zappant, je suis tombé sur l’intégrale de « Caméra Café » et suis resté scotché à ça. Toutes les 20 minutes, je faisais une pause pour remette la bouillotte (fabriquée par ma fille – je vous parlerai d’elle et de ses fabrications un de ces quatre) au micro-onde.
JE N’EN PEUX PLUS ! Comment puis-je encore avoir mal au ventre avec ce médicament et une alimentation irréprochable (très peu de gras, pas d’alcool, pas de café, pas de chocolat).
Je redouble d’attention mais j’appréhende dorénavant le coucher ; ce qui rend le sommeil très compliqué. J’entre dans une spirale peu confortable : je suis creuvé et je ne parviens pas à m’endormir.
Avec le temps disponible pendant mes nuits agitées, je recherche sur internet des solutions. J’ai trouvé une vidéo intéressante et qui semble fonctionner, d’après les commentaires. À titre personnel, ça me soulage bien. Je la partage avec vous ci-dessous.
Conclusion
Je tiens encore à remercier toutes les professionnels que j’ai eu l’occasion de croiser au centre hospitalier de Granville ; des personnes à l’écoute, rassurante, qui travaillent dans des conditions très particulières.